Rencontre avec la police du désert Dans leur fort, à l’entrée de
Wadi Rum, les policiers du
Desert Patrol Corps font office d’attraction touristique. “Bienvenue, désirez-vous une tasse de café à la cardamome?” Je ne peux refuser une telle invitation de la part d’un agent prévenant vêtu d’un
uniforme impeccable. Au-dessus de sa
dishdash kaki (jupe arabe pour hommes arrivant à la cheville), il porte un ceinturon rouge brun orné de motifs et d’un poignard. Son arme pend derrière son épaule. Son
turban rouge et blanc cache deux yeux noirs souriants. C’est
l’accueil le plus le chaleureux que j’aie jamais reçu dans un bureau de police.

Ceux qui en ont le temps peuvent rejoindre
Aqaba en quelques jours à dos de chameau, mais je préfère
une excursion en 4 x 4 dans l’un des plus beaux déserts du monde. Orange, presque rosé, parsemé de taches beiges à rouge vif, parfois ocre, puis à nouveau gris, le sable de
Wadi Rum me surprend par sa
richesse de couleurs insoupçonnée. Je cherche les
dessins de chameaux que les nomades ont gravés dans le grès rugueux il y a des milliers d’années.
Au groupe de rochers ‘Les 7 Piliers de la Sagesse’, je m’attends à voir John Wayne en selle poursuivant des Indiens, mais je suis dans le pays de Lawrence d’Arabie. “Le désert à perte de vue, réverbérant l’écho. Divin”, selon les termes du militaire écrivain. C’est dans
la vallée de la lune que sa brigade du désert y établit son quartier général. Le classique d’Hollywood a été tourné en partie à Wadi Rum.

Comme Indiana Jones