Les sorties à Salvador
Les bars et boîtes de nuit font partie du paysage de Salvador, surtout dans les quartiers les plus fréquentés des touristes. Le mardi soir, la Terça da Bençao a un effet magnétiseur. Ce qui n'était au début qu'une simple distribution de denrées alimentaires aux pauvres du quartier Pelourinho est devenu une gigantesque fête, animée de musiques et de danses. Les jeunes garçons et filles du groupe Olodum y font un tabac.De cette fête à celle du carnaval, il n'y a qu'un pas que nous franchissons allègrement. C'est encore autre chose que la parade de Rio. Quelques millions de personnes attendent cet événement toute l'année. Il s'agit d'une fête gigantesque qui couvre 25 km², et qui n'aurait pas son équivalent dans le monde. Le carnaval traverse les quartiers de Pelourinho, Barra et Campo Grande, sur des genres musicaux très remuants, en particulier Axé et samba-reggae.
La capoeira, association acrobatique de sport de combat et de danse, est une activité très fréquemment pratiquée par la population, et même promue produit d'exportation. Il s'agit à l'origine d'un jeu et d'une technique de combat bon marché, originaires d'Afrique, transplantés en Amérique latine par les esclaves.
Candomblé, une autre caractéristique de Salvador, a lui aussi des racines africaines. Il s'agit d'un rituel religieux qui, à première vue, en évoque un autre plus connu, le vaudou : le rituel de magie noire. Mais les divinités africaines furent promptement remplacées par les saints de l'église catholique romaine, qui n'a cependant jamais porté le Candomblé dans son coeur. Plus universel par contre : le principe des indulgences, également pratiqué dans l'Europe médiévale. Contre monnaie sonnante et trébuchante, les ministres du culte peuvent invoquer les saints pour exaucer vos souhaits. On peut toujours essayer...