Le rêve ultime de Thomas Cook était de parcourir le monde. En 1872, il devint réalité ! Non sans hésitation, une douzaine de voyageurs se laissèrent convaincre de l’accompagner. D’Europe vers les plus belles contrées américaines, asiatiques et africaines, en 222 jours avec pour transports : bateaux à vapeur, en pousse-pousses, éléphants, en chaises à porteur… ce fut une véritable aventure!
De véritables aventuriers
Si Thomas Cook aurait osé raconter son rêve dix ans plus tôt, il aurait été la risée de tous. Mais en 1872, la donne avait changé avec l'achèvement du chemin de fer transcontinental en Amérique et, peu avant, celui du Canal de Suez. Par ailleurs, le confort et la rapidité des bateaux à vapeur s’étaient énormément améliorés.
Vous pourriez imaginer que Cook attira des foules de voyageurs. Eh bien non… la plupart étaient réticents à l’idée de prendre part à un tel voyage de pionniers. Mais les authentiques aventuriers qui participèrent à ce tour du monde en 222 jours furent enchantés. Au départ de Liverpool (Royaume-Uni), ils se dirigèrent vers les États-Unis, puis, sur l’océan Pacifique, vers le Japon, en prolongeant notamment vers la Chine et l’Inde, pour revenir via le Canal de Suez en Égypte, à Malte et retourner au Royaume-Uni.
Jules Verne
Subitement, un grand intérêt pour les voyages autour du monde s’est manifesté en 1873. Et pour cause, Jules Verne publia son "Tour du Monde en 80 jours", une oeuvre où le héro Phileas Fogg, relève le pari d'effectuer un tour du monde en quatre-vingt jours.
L'on commença à rêver à des voyages à travers les plus beaux pays d’Amérique, d’Asie et d’Afrique…
Une véritable aventure !
Simultanément à l’ouvrage de Jules Verne, parut la brochure de Cook et les nouveautés concernant le tour du monde accompagné. Mais 80 jours ne semblait pas être un délai réaliste. L’itinéraire et la durée du voyage restaient plus ou moins semblables à ceux du premier tour du monde de Cook. Seul le périple sur l’océan Atlantique ne prenait désormais que 8 jours et non plus 13.
Ce n’est qu’ainsi que le secteur touristique prit son envol. Beaucoup n’auraient pour rien au monde manqué cette expérience. Les voyageurs de Cook prenaient le temps de profiter des splendeurs de la nature et de la culture. Ce faisant, ils se déplaçaient non seulement en bateau à vapeur, mais pouvaient également compter sur les pousse-pousse*, les éléphants et les porteurs. C’était une véritable aventure!
* pousse-pousse: Provient du mot japonais "jinrikisha" (jin=personne, riki=force, sha=véhicule), signifiant "véhicule qu’actionne la force des personnes". La charrette légère à deux roues est souvent tractée par un cycliste. En Thaïlande, ce taxi-vélo est appelé "samlo" et en Indonésie "becak".
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